tecktonik Djamel buzz pour Nescafé
Attention ce qui suit est une publicité.
Sur le mode des vidéos du marketing viral, Nescafé nous fait une pub mellant humour (avec Djamel) et mode trendy avec musique électro et dance tecktonik.
Au final une pub assez sympa… qui ne nous dit pas vraiment ce qu’elle vend mais bon, rigolo quand-même !
En banlieue, Rien n’a changé
Le 30 octobre dernier, je lisais cet article de Mabrouck Rachedi dans le journal Métro. Je l’ai mis de côté pour en parler ici… sans savoir que les banlieues reviendraient aussi vite à la Une des journaux télévisés.
"Les émeutes de novembre 2005 ont embrasé les médias français. Depuis, les cités n’existent presque plus. La violence n’est pas assez spectaculaire pour émoustiller nos journalistes, même dans des cas extrêmes: le 28 juin, sous mes yeux, dans la cité,de L’Orly (Essonne), de violents affrontements ont oppose une centaIne de polIcIers et d’habitants. L’événement, qui aurait fait les choux grass de la presse nationale il y a deux ans, a meublé de maigres entrefilets. Ce silence étouffe le malaise d’une population. Quand les caméras se braqueront à nouveau vers elle, on feindra de découvrir une réalité surprenante. Qui dure depuis trente et un ans que je suis né.
Auteur d’un roman, Le Poids d’une âme, publié en septembre 2006 mais écrit quatre ans auparavant, on s’est étonné de ma prescience à anticiper les émeutes. Je n’ai fait que décrire l’histoire sans fin d’une révolte jamais apaisée.
Le constat est édifiant : la banlieue n’intéresse que lorsqu’elle crie si fort qu’on ne peut plus simuler l’indifférence. Tous les signes avant-coureurs du pire sont occultés, alors les éternels exclus sont tentés par la radicalisation. Vous ne nous écoutez pas quand on parle ? Alors on va vous bousculer. Mais pour vraiment comprendre la banlieue, Ii ne faut pas s’arreter a une balle perdue. cette chronique d’une violence ordinaire. Car la vie ne se résume pas à ce qu’on voit par la lucarne étriquée de la télé.
Grâce au Poids d’une âme, j’ai sillonné la Mayenne, la Savoie, les pays catalan, béarnais… Partout, j’ai constaté l’image délirante de la "racaille". J’ai dû convaincre les perplexes que j’achetais mon pain à la boulangerie sans craIndre une agressIon ou une balle perdue. Qu’un ancien analyste financier devenu auteur pouvait habiter dans une cité où tout le monde ne parle pas le verlan et ne finit pas en prison.
Mais, invité par une radio culturelle, lorsque je lis les premières pages de mon roman – un adolescent qui se réveille comateux – on me coupe en exigeant une scène plus musclée. Or, cette scène, c’est celle qui fait dire aux lecteurs qu’un jeune banlieusard est un gamin comme un autre. Cette évidence, on ne veut pas la montrer. Cachez ce rien que je ne saurais voir !
L’information n’est pas une suite d’actualités. Il existe aussi une vie banale de banlieue. La montrer est une reconnaissance nécessaire à une population en manque d’exutoire. Et pas seulement dans les domaines réservés, le hip-hop et le sport: la rue se saisit de tous les moyens d’expression. Et la société doit s’en faire l’écho."
Fred Chichin est mort. C’est comme ça !
Souvenir de mes courtes études, lorsqu’en maths sup’, je passais mes mercredis soirs à la Loco, entre musique psychédélique au sous-sol et pogo au rez-de chaussée – ça n’aidait pas ma préseence d’exprit en cours de dessin industriel le jeudi après-midi – ça ne m’a pas empêché de devenir ingénieur (même si ça ne m’a pas aidé !). C’est comme ça !
Le guitariste des Rita Mitsouko vient de mourir.
10 mesures pour la France
Au lendemain d’une soirée d’émeutes à Villiers-Le-Bel qui faisait dit-on 80 blessés parmi les forces de l’ordre, le « journal » gratuit « Direct Soir » (vous ne connaissez pas ? c’est pas grave) faisait sa « Une » sur Georges Bush.
Au moment où nos banlieues se mettent à singer celles des ghettos américains, c’est bien normal de se focaliser sur les Etats Unis. J’ai bon espoir que Nicolas Sarkozy « The American » comme dit CBS arrive à hisser notre pays au niveau de son modèle américain.
C’est vrai quoi, il faut faire comme eux si on veut s’en sortir :
- Supprimer les subventions aux associations, si les gens pensent qu’une association a un intérêt, ils n’ont qu’à la financer.
- Supprimer les aides aux quartiers, les propriétaires n’ont qu’à entretenir les bâtiments et tant pis s’ils n’ont été construit que pour durer 30 ans, c’est leur affaire
- Diminuer les allocations des chômeurs. Ils n’ont qu’à bosser un peu. Quand ils connaitront la faim, on verra bien s’ils ne travaillent pas ! Tous des feignants !
- Envoyer des CRS dans les quartiers, des hélicoptères de surveillance et s’il le faut, envoyer l’armée. Le foot entre la police et les jeunes, c’est pas du sport. Il vaut mieux faire de la course à pied et des « parcours du combattant ».
- Donner le moins possible aux écoles publiques et aux universités : si les entreprises ont envie de financer les philosophes, les linguistes et les historiens, qu’elles le fassent. Ce qu’il faut c’est investir dans les écoles d’ingénieurs et les écoles de commerce. Et tant pis sir les jeunes issus de milieux modestes n’ont pas les moyens d’y aller. Ils n’avaient qu’à être issus de familles moins pauvres aussi. Quand on n’a pas les moyens, on ne fait pas d’études !
- Rendre les soins payants : on ne va pas chez le médecin quand on n’a pas les moyens ! Il faut responsabiliser les gens. Avec l’argent ainsi économisé, il faut augmenter les revenus des médecins. Comme ça chaque pauvre rêvera d’être médecin !
- Augmenter la TVA pour financer les aides aux entreprises. La TVA est le seul impôt indolore, non indexé sur les revenus et à ce titre acceptable. L’impôt indexé sur les revenus, c’est du vol ! Les aides aux entreprises apporteront plus de liquidités aux entreprises ce qui augmentera les cours d’action en bourse et ainsi les revenus boursiers. Grâce à ces revenus, les français qui ont des actions en bourse seront plus riches.
- Supprimer le temps légal du travail et le SMIC. Chacun fait ce qu’il veut : pourquoi ne pourrais-je pas embaucher une femme de ménage pour 300 euros par mois pour 50 heures de travail hebdomadaire si elle est d’accord ? Si elle veut gagner plus, elle n’aura qu’à travailler plus !
- Rejoindre les américains en Irak. D’une part, nos entreprises pourront ainsi reconstruire le pays que les américains ont construit et ainsi piller la manne pétrolière du pays. En plus, peut-être pourrait-on donner des conseils aux tenanciers des prisons telles que celles d’Abou-Ghraid et ainsi recycler nos connaissances acquises pendant la guerre d’Algérie.
Je pense qu’avec ces actions, nous construirons une société pour les méritants, une société où chacun a la chance de rester dans sa classe sociale, une société de l’Apartheid, seul à même de faire en sorte qu’il fasse chaud à Neuilly, et dans les quartiers chics de nos villes de province..
Evidemment, tout le monde ne sortira pas gagnant de cette mutation. Il y aura de la violence, des vols, des rapts, des meurtres peut-être. Ce n’est pas bien grave, il faudra juste :
- Libéraliser l’usage des armes à feu afin que chacun puisse se protéger lui-même et ainsi, on aura vraiment l’impression de vivre aux Etats-Unis d’Amérique.
Villiers-Le-Bel : soirée “relativement calme”
Ce soir, 800 policiers ont été déployés à Villiers-Le-Bel ainsi qu’un hélicoptère de surveillance. La soirée est "relativement calme" nous dit le jounaliste de la pourtant très UMPiste LCI !
800 policiers… pour 26 000 habitants (source wikipedia). C’est vrai qu’avec 1 policier pour 32 habitants, la situation peut être relativement calme ! Et si on leur envoyait 2/3 blindés…
photo AFP
La Hulotte
ça n’a l’air de rien, mais on en appprend des choses dans la Hulotte !
J’ai vu à vos réactions à la devinette publiée il y a 2 jours que j’avais à-faire à la fois à de vrais fan de la Hulotte et à la fois à des néophytes. Alors pour ces derniers, qu’est-ce que la Hulotte ?
"Le journal le plus lu dans les terriers" ne se vend que par abonnement et ne compte que sur le bouche à oreille pour sa communication. Du fin fond d’un patelin nommé "boult-aux-bois" (Tryphon nous en parlait ! Un vrai spécialiste !), un homme, depuis 30 ans, est son auteur unique.
Très documenté et extrèmement bien illustré, la Hulotte est un fassicule à destination des vrais amoureux de la nature, enfants, adultes ou enfants devenus adultes depuis 30 ans
Un journal que l’on lit souvent en deux fois, la première pour voir les blagues et la seconde pour le contenu.
Comme nous le fait savoir la maman de "net en feu", on peut désormais s’abonner à la Hulotte par internet à l’adresse http://www.lahulotte.fr. On peut aussi y acheter quelques articles qui font d’excellents cadeaux de noel…
En espérant que cette devinette vous aura a la fois amusé et donné envie de (re)découvrir La Hulotte
sortir a orleans : ciné-débat au Carmes
Vendredi 30 novembre à 20 H 15 Cinéma Les Carmes
BAWKE – court-métrage d’Hisham ZAMAN
SI YO MUERO LEJOS DE TI (Si je meurs loin de toi) – documentaire de A.R. LOPEZ SIMON (Cent Soleils)
La JOURNEE INTERNATIONALE DES MIGRANTS est l’occasion d’exiger que la France signe la Convention pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et de leur famille, entrée en vigueur en 2003.
Ce thème et les films présentés feront l’objet d’un débat ADAMIF – ASTI – ASSOCIATION TOITS DU MONDE – CCFD – CIMADE – PASTORALE DES MIGRANTS
Parler des banlieues
Hier soir, dans les journaux de la nuit, des voitures de polices en feu sur LCI, France 3, sky news… On demande au journaliste si la police a la situation en main à Villiers-le-bel : "on a bouclé toutes les entrées de la ville, on envoit des CRS mais 40 policiers ont été blessés par 300 jeunes qui lancent des projectils et sont munis de pistolets à grenaille. Les zones sont faites de telle manière qu’elles sont difficiles à contrôler".
En résumé, les jeunes sont armés et ont décidé de mettre la ville ne feu. On a instauré un siège mais ce sont les jeunes qui ont la situation en main. Comment en est-on arrivé là ?
Dans la presse de ce matin, on trouve des interviews de jeunes de "villiers-le-bel". Ils sont convaincus que la voiture de police n’a pas freiné, que les jeunes ont été écrasés "comme des pigeons" et abandonnés sur la chaussée. Hier après-midi, on avait inscrit sur un mur de l’autoroute A1 "Vengeance pour Villiers-le-belle" comme un appel à l’insurection générale.
Dans ces conditions, allez tenir un dicours rationnel, parler de distances de freinage, d’enquete et de procédure judiciaire !
Le problème, c’est qu’on a laissé ces jeunes grandir sans espérance et dans la violence. Cette jeunesse est en train de tourner au "no future". Quelles leçons a-t-on tiré des émeutes de 2005 ? Qu’est-ce qu’on a fait pour les banlieues depuis ? Qu’est-ce qu’on a fait pour réconcilier ces jeunes avec leur police ?
RIEN.
Les français ont élu Nicolas Sarkozy, celui-là même qui est en grande partie responsable des émeutes de 2005 et la seule réponse qu’il y ait de la part du gouvernement est d’appeler les médias à la modération "n’en parlez pas, il ne se passera rien". Pendant ce temps, on met de fait des villes sous couvre-feux et on se tire dessus. Mais surtout, il ne faut pas en parler.
Désolé, mais il faudra bien en parler. Pour moi, ce phénomène ne relève pas du fait divers (ni même d’hivers pour faire plaisir à fansolo). Pour moi, on est dans la désepérance sociale et devant cela, même si je suis d’accord pour en appeler au calme, j’espère bien qu’on ne va pas se taire.
Comment rappeler au gouvernement que 2 ans pour une machine comme l’état, c’est un instant quand pour un jeune de 15 ans, c’est, hélas, une éternité ?
villiers le bel, moto, vitesse, etc…
Laissons grandir nos enfants dans un environnement de violence et étonnons-nous des résultats.
PS pour Mathieu : fallait réfléchir avant de voter, je disais !
-
Archives
- décembre 2007 (14)
- novembre 2007 (64)
- octobre 2007 (81)
- septembre 2007 (59)
- août 2007 (42)
- juillet 2007 (68)
- juin 2007 (86)
- mai 2007 (67)
- avril 2007 (47)
- mars 2007 (43)
- février 2007 (12)
-
Catégories
-
RSS
Entrées RSS
Syndication RSS

