Rumeur Sarkozy
Elles vont bon train, les rumeurs au sujet de Nicolas Sarkozy ! Il y a celles dont on parle pour rigoler, celles que l’ont dit un peu hésitant tant on ne sait pas si c’est une rumeur ou une info, il y a celles dont on pense qu’elles sont vrai mais qu’on ne dit pas de peur de se retrouver avec un procès au derrière. Alors on cherche des infos sur le net et finalement, on n’y trouve pas autre chose que d’autres rumeurs…
Ainsi, en avril dernier, j’écrivais un article sur certaines rumeurs. Je disais qu’à force de s’intéresser aux rumeurs, on allait se détourner des vrais enjeux et… perdre les élections présidentielles… Des mois après, les internautes à la recherche d’explications sans doute à de nouvelles rumeurs tombent encore sur ce vieil article. Etonnant de voir les recherches malsaines qui tournent autour de ce personnage.
Devant l’insistance des internautes dans leur recherche de la Rumeur Sarkozy, j’ai choisi de vous parler de La Rumeur et de Sarkozy. La Rumeur est un groupe de Rap engagé. On l’a vu longtemps sur les podiums de fin de manifestations nationales ou sur les concerts de soutien aux causes humanitaires.
Un jour, l’une des personnes du groupe donne une interview où il exprime son opinion au sujet de la police : il est convaincu que les policiers ne traitent pas de la même manières les jeunes des banlieues que les autres personnes.
Sarkozy, alors ministre de l’intérieur les assigne en justice. Sarkozy perd. Il fait alors appel et reperd. En france, on a pas le droit d’exprimer une opinion. C’est comme ça. C’est ce qu’on appelle la liberté d’expression. Après ces échecs, Sarkozy a porté un recours auprès de la cours de cassation. Ce qu’il faut savoir, c’est que Sarkozy ne débourse rien, c’est l’Etat (donc vous et mois) qui paie les frais. En revanche, pour se défendre, le groupe de Rap’ doit payer un avocat habilité à siéger dans cette instance. C’est évidemment très cher et l’argent est à débourser avant de savoir si on a gagné ou perdu.
C’est le jeu de Sarkozy, s’attaquer aux petits qui ne sont pas d’accord avec lui.
Allez ensuite expliquer aux jeunes que notre état est égalitaire… Allez ensuite leur dire qu’ils sont écoutés…
Pour ceux qui ne connaissent pas, voici une vidéo du groupe La Rumeur, avec une spéciale dédicae à DJ M’, s’il passe par là
Parler des banlieues
Hier soir, dans les journaux de la nuit, des voitures de polices en feu sur LCI, France 3, sky news… On demande au journaliste si la police a la situation en main à Villiers-le-bel : "on a bouclé toutes les entrées de la ville, on envoit des CRS mais 40 policiers ont été blessés par 300 jeunes qui lancent des projectils et sont munis de pistolets à grenaille. Les zones sont faites de telle manière qu’elles sont difficiles à contrôler".
En résumé, les jeunes sont armés et ont décidé de mettre la ville ne feu. On a instauré un siège mais ce sont les jeunes qui ont la situation en main. Comment en est-on arrivé là ?
Dans la presse de ce matin, on trouve des interviews de jeunes de "villiers-le-bel". Ils sont convaincus que la voiture de police n’a pas freiné, que les jeunes ont été écrasés "comme des pigeons" et abandonnés sur la chaussée. Hier après-midi, on avait inscrit sur un mur de l’autoroute A1 "Vengeance pour Villiers-le-belle" comme un appel à l’insurection générale.
Dans ces conditions, allez tenir un dicours rationnel, parler de distances de freinage, d’enquete et de procédure judiciaire !
Le problème, c’est qu’on a laissé ces jeunes grandir sans espérance et dans la violence. Cette jeunesse est en train de tourner au "no future". Quelles leçons a-t-on tiré des émeutes de 2005 ? Qu’est-ce qu’on a fait pour les banlieues depuis ? Qu’est-ce qu’on a fait pour réconcilier ces jeunes avec leur police ?
RIEN.
Les français ont élu Nicolas Sarkozy, celui-là même qui est en grande partie responsable des émeutes de 2005 et la seule réponse qu’il y ait de la part du gouvernement est d’appeler les médias à la modération "n’en parlez pas, il ne se passera rien". Pendant ce temps, on met de fait des villes sous couvre-feux et on se tire dessus. Mais surtout, il ne faut pas en parler.
Désolé, mais il faudra bien en parler. Pour moi, ce phénomène ne relève pas du fait divers (ni même d’hivers pour faire plaisir à fansolo). Pour moi, on est dans la désepérance sociale et devant cela, même si je suis d’accord pour en appeler au calme, j’espère bien qu’on ne va pas se taire.
Comment rappeler au gouvernement que 2 ans pour une machine comme l’état, c’est un instant quand pour un jeune de 15 ans, c’est, hélas, une éternité ?
Chirac mis en examen
Vu dans le Monde
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Je pense qu’après ça, l’UMP se dirige vers une guerre ouverte et qu’il n’en restera bientôt plus grand chose. J’ai une pensée émue pour notre Romain local. Allez-quoi, déprime pas, faut pas se laisser abattre…
Vol à l’étalage
Ce soir, ma femme m’a demandé d’aller faire les courses. Je me suis donc retrouvé à Carrefour, direction rayon frais. Je regarde les salades, chères et minuscules. Je me dirige ensuite vers les pommes : 2,40€ le kilo. Tiens, on vend des pommes à la barquette, 2,60€ les 4. Bizarre, on n’affiche pas le prix au kilo. Combien ça pèse ? 600g . Rapide conversion 4,30 € ! Le rayon frais de Carrefour Saran, c’est du vol à l’étalage ! Je finis mes courses passe au carburant, 1,317€ (8,60 francs !)
Faut bien financer l’agrandissement de la zone commerciale…
Heureusement que Sarkozy est président, il a promis d’augmenter notre pouvoir d’achat !
Michalak dit ce qu’il pense de Laporte et Sarkozy
Dans le très sérieux journal Le Monde, Frédéric Michalak revient sur les causes de la contre-performance du XV de France pendant la coupe du monde de rugby. Sans nier la responsabilité des joueurs, il déclare au sujet de Bernard Laporte :
"Son discours, ça faisait un petit moment qu’il ne passait plus. Il y a eu des matches amicaux (en août) où c’était très bien, on avait adopté un style de jeu qui était très bon. Le discours était très bon. On était sur une certaine dynamique. Mais à partir du moment où la Coupe du monde a démarré, il y a eu des différences. Ça a dû être difficile pour le coach aussi. Parce que ce n’est pas facile d’être ministre en même temps. Ça n’a pas dû être très cool pour lui. Je ne pense pas qu’il a pu évoluer dans des conditions où il pouvait vraiment se lâcher, avec une caméra qui nous suivait tout le temps… Tu ne peux pas faire deux choses en même temps. Des fois, sur certains trucs, on avait l’impression qu’on nous disait qu’il fallait jouer pour le président de la République !
Moi je joue pour les gens, pour des choses qui sont vraies, je joue pour la France d’en bas, qui galère, parce que je viens de là… Je ne vais pas jouer parce que le président a réussi à être président de la République. Lui, il a réussi, alors, nous, il faut qu’on y arrive… A un moment donné, c’est ce discours-là que je ne comprenais plus trop. Nous, les joueurs, on connaît nos motivations, on est capables de dissocier les choses, mais à un moment donné, tu n’écoutes plus. Faut pas tout mélanger."
Plus ça va, plus j’apprécie Frédéric Michalak
Divorce Sarkozy : c’est officiel !
Ben ça y est, on peut en parler : une procédure de divorce est en marche. C’est officiel ! http://www.liberation.fr/actualite/politiques/285519.FR.php
Des fois, ça fait de bien de revoir les images de TF1
starwars a 30 ans
La Guerre des étoiles fêtes ses 30 ans.
Tout à coup, on repense aux forces de l’Empire habillées comme les armés de la défunte URSS, on repense à l’Aliance qui combat l’Empire.
On repense aussi aux épisodes I à III, qui verront une démocratie donner les pleins pouvoir à un personnage politique qui apparait alors comme le seul à pouvoir ramener l’ordre et qui récupère ainsi, démocratiquement, les pleins pouvoir qui lui permettront de tuer la démocratie.
Mais voyons, la guerre des étoiles, n’a pas de message politique, me direz-vous !
Ce qui est certain, c’est que cette série a beaucoup inspiré ceux qui se passionnent pour la politique (voir notamment la vidéo plus haut). Georges Lucas nous dit "Peut-être que la démocratie que nous croyons servir a déjà cessé d’exister et que la république elle-même est devenue l’empire du mal contre lequel nous luttions" ? C’est une fable, évidement mais comme toutes les fables, elle nous fait réfléchir.
Et si on se retrouvait autour d’un café, d’un thé ou d’un chocolat pour en parler ?
Fansolo est l’un des meilleurs spécialistes français de la guerre des étoiles (là, je ne blague pas).
Il nous invite à une conférence débat sur le thème de "la guerre des étoiles et la politique", ce vendredi, au café autour de la terre, devant la cathédrale, à 18 h .
Une occasion à ne pas manquer !!!
Rupture Sarkozy
Cécilia ne dort plus à l’Elysée mais dans un hotel de Genève ! La tribune de Genève, L’Est Républicain, 20 minutes, rue89, le monde,… bref tout le monde ne parle que de ça : mais bon sang, pourquoi l’Elysée n’annonce pas la rupture de Sarkozy et son divorce ? Une contre-rumeur démarre et si elle avait décidé de ne pas divorser tout de suite ? Oui mais alors pourquoi a-t-elle fait des photos sensées annoncer son départ, …
On se croirait revenu dans les années 70 : Shella va-t-elle quitter Ringo ? Et Sylvie, pourquoi a-t-elle quitté Johnny ? Mais Stone ne devrait-elle pas quitter Eric Charden ? Et France Galle – Michel Berger, c’est du sérieux ?…
Voici en exclusivité un extrait du JT de mercredi prochain :
Degueulasse !
Hier, au sujet de la n-ième loi sur l’immigration, j’écrivais "Faut-il parler de ces ministres qui aident le gouvernement à livrer leurs frères pour mieux servir leur égo et pavoiser dans les palais nationaux ?" Quelle ne fut pas ma satisfaction d’entendre ce matin les déclarations de Fadela Amara reprises par Le Monde.
"La fondatrice de "Ni putes ni soumises", qui a toujours revendiqué son statut de "femme libre" au sein de l’équipe de François Fillon, n’a pas mâché ses mots pour récuser l’amendement ADN, déjà dénoncé par d’autres recrues de l’ouverture, Bernard Kouchner ou Martin Hirsch.
"L’ADN, je ne suis pas d’accord, parce que je pense qu’on touche à quelque chose qui n’est pas bon pour notre pays", a-t-elle déclaré lundi à des journalistes en marge de la présentation de son "skyblog".
"Je le dis aussi en tant que fille d’immigrés : y’en a marre qu’on instrumentalise à chaque fois l’immigration, pour des raisons très précises. Je trouve ça dégueulasse!".
[...] La secrétaire d’Etat à la politique de la ville avait affirmé qu’elle démissionnerait "le jour vraiment où ce sera trop insupportable, le jour où ce sera trop dur".
Mme Amara, ne vous inquiettez pas, le prochain remaniement arrive et se tachera de vous faire taire !
Nous attendons tous les réactions de Rachida Dati et Rama Yade.
De l’importance du détail
Il y aurait tant de choses à dire, tant d’horreur à raconter, tant d’incompréhension à exprimer qu’on ne sait par quoi commencer… Non non, je ne veux pas parler d’une guerre lointaine ou d’un pays aux mains d’extrémistes islamiques ! Je veux parler de la France. Alors que dire ?
Faut-il rappeler la chasse aux enfants que l’on va chercher à la sortie des écoles ? Le chantage aux parents « votre enfant peut rester en France, mais vous, vous êtes sans papiers, vous devez partir, avec ou sans lui » ?
Faut-il redire l’horreur de ces corps qui se sont écrasés sur le bitume ? Sans un cri. Juste ce bruit sourd. Un corps qui tombe et un esprit qui s’éteint parce qu’ils essayaient d’échapper aux forces de police venues les chercher.
Faut-il parler de ces ministres qui aident le gouvernement à livrer leurs frères pour mieux servir leur égo et pavoiser dans les palais nationaux ?
Faut-il parler de ce « détail » de Mr Fillon qui nous rappelle bien un autre « détail », celui des chambres à gaz où l’on tuait des Hommes parce qu’on ne savait plus quoi en faire ?
Il y a quelques temps, j’ai visionné le DVD : « Gens du Salto ». Ce film est l’œuvre d’un portugais de la seconde génération. Il y raconte l’immigration de ses parents, dans les années 1970. Dans ce documentaire hors paire, il interview des portugais qui racontent pourquoi et comment ils ont émigré. La misère, la situation politique sous la dictature de Salazar, le voyage, horrible, pieds nus dans des camions à bestiaux, les morts parfois, la traversée des Pyrénées dans eau et dans le froid, les passeurs perçus non pas comme des brigands mais comme des sauveurs, les bidonvilles de la région parisienne, les immeubles construits à peu de frais grâce à une main d’œuvre bon marché et servile. Ce film est le plus beau cadeau qu’un fils cinéaste pouvait faire à ses parents. C’est aussi un pont jeté entre les générations d’immigrants : vers la fin, l’une des personnes interviewées parle des africains qui meurent sur les barques en essayent de rejoindre l’Europe. « C’est pareil, c’est l’histoire de l’immigration ».
J’ai connu des portugais sans papiers qui travaillaient au noir et qui ne sortaient pas de chez eux, de peur de se faire prendre et renvoyer dans leur pays. J’ai connu les cousins qui hébergeaient les cousins et les beaux-frères. J’ai connu les jeunes de 14 ans qui révaient de venir travailler en France !
Et puis un jour, les portugais sans papiers ont arrêté d’avoir peur. Du jour au lendemain, ce qui était interdit, ce qui vous menait en prison, ce qui vous réveillait la nuit, est devenu normal : le Portugal était entré dans la CEE. Allez trouver une logique dans tout ça…
On a alors oublié la peur, la misère sur les chantiers, les morts.
Alors oui, sans doute les tests ADN ne sont qu’un « détail ». Le détail qui montre la monstruosité et l’absurdité d’une politique, celle d’une petite partie de la France qui après 1940 se retrouve aujourd’hui au pouvoir.
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